Chlore choc pour piscine : guide précis pour calculer le dosage idéal par mÚtre cube

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Une piscine peut basculer en quelques jours, parfois en une seule nuit d’orage. L’eau devient laiteuse, tire vers le vert, dĂ©gage une odeur piquante ou laisse un film glissant sur les parois. Dans la majoritĂ© des cas, ce n’est pas un « manque de produits », mais un dĂ©sĂ©quilibre simple : trop de pollution organique (feuilles, insectes, crĂšme solaire), une filtration dĂ©passĂ©e, et un pH mal calĂ©. Le chlore choc reste alors l’outil le plus direct pour reprendre la main, Ă  condition de ne pas le verser au hasard. Un dosage approximatif ralentit le retour Ă  une eau claire, augmente les irritations et peut fatiguer le liner, les joints ou certains Ă©lĂ©ments plastiques.

Le point de dĂ©part, c’est un calcul au mĂštre cube : connaĂźtre le volume rĂ©el du bassin, viser une dose cohĂ©rente, puis organiser l’application comme une opĂ©ration d’assainissement. La logique ressemble Ă  celle de la lutte anti-nuisibles dans l’habitat : on identifie les signaux d’alerte, on comprend la source (pollution, zone morte, dĂ©faut de circulation), puis on traite de façon ciblĂ©e sans surenchĂšre. Avec une rĂšgle de base facile Ă  mĂ©moriser, des exemples chiffrĂ©s et quelques contrĂŽles (pH, filtration, chlore libre), le traitement choc cesse d’ĂȘtre un geste « technique » pour devenir une routine fiable, reproductible et sĂ©curisĂ©e.

  • Dosage standard : viser environ 20 g de chlore choc par mÂł pour une remise Ă  niveau classique.
  • Formule rapide : Volume (mÂł) × 0,02 = quantitĂ© en kg de chlore choc.
  • PrĂ©paration indispensable : rĂ©gler le pH entre 7,2 et 7,4 pour maximiser l’efficacitĂ©.
  • Filtration : maintenir 12 Ă  24 h en continu aprĂšs l’ajout.
  • SĂ©curitĂ© : Ă©viter le « au cas oĂč », porter gants et lunettes, ne rien mĂ©langer.
  • Ajustements : adapter selon l’état (trouble/vert), la frĂ©quentation et la forme du produit.
Peu de temps ? Voici l’essentiel :
Calculer le volume rĂ©el (pas une estimation “à peu prĂšs”).
Appliquer la rÚgle 20 g/m³ (standard) et vérifier la notice si produit concentré.
Ajuster le pH à 7,2–7,4 avant traitement, sinon le chlore travaille mal.
Faire tourner la filtration 12–24 h et contrîler le chlore avant baignade.
Bonus prévention : réduire la charge organique (feuilles, poussiÚres) pour éviter les rechutes.

Sommaire

Dosage chlore choc piscine par m³ : repùres fiables et lecture des signaux d’alerte

Un traitement choc n’est pas une habitude hebdomadaire, mais une rĂ©ponse Ă  des signaux concrets. Les plus courants sont une eau qui verdit, une turbiditĂ© persistante malgrĂ© la filtration, une ligne d’eau qui se salit vite, ou des parois qui deviennent lĂ©gĂšrement glissantes. À ce stade, l’objectif consiste Ă  remonter rapidement le niveau de dĂ©sinfectant actif pour casser la dynamique des algues et rĂ©duire la charge microbienne. Le bon geste n’est donc pas “mettre plus”, mais calculer mieux au mÂł pour atteindre la bonne intensitĂ©, au bon moment.

La rĂšgle de base utilisĂ©e par la majoritĂ© des piscinistes pour un choc « standard » est simple : 20 g de chlore choc par mÂł. Elle correspond, dans une situation classique, Ă  une hausse de chlore libre actif suffisante pour rĂ©cupĂ©rer une eau dĂ©gradĂ©e sans maltraiter l’installation. Sur le terrain, ce repĂšre fonctionne bien quand la filtration est opĂ©rationnelle et que le pH est correctement rĂ©glĂ©. Cela rejoint une logique d’assainissement domestique : un traitement n’est efficace que si l’environnement (circulation, hygiĂšne, paramĂštres) ne neutralise pas l’action du produit.

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La formule de calcul qui évite les erreurs coûteuses

Le calcul le plus pratique Ă  retenir transforme instantanĂ©ment un volume en dose. Il se formule ainsi : QuantitĂ© (kg) = Volume (mÂł) × 0,02. Le coefficient 0,02 vient de la conversion 20 g = 0,02 kg. Cette Ă©criture Ă©vite les confusions quand il faut prĂ©parer des quantitĂ©s plus importantes, par exemple pour un bassin familial de 40 Ă  60 mÂł.

Exemples concrets, faciles Ă  vĂ©rifier : une piscine de 10 mÂł nĂ©cessite 0,2 kg (200 g). Un bassin de 30 mÂł demande 0,6 kg (600 g). Une installation de 50 mÂł se traite avec 1 kg. Ces valeurs donnent un cadre stable, ensuite affinĂ© selon la notice si le produit est plus concentrĂ© ou d’une nature diffĂ©rente (granulĂ©s, liquide, galets). Une lecture attentive de l’étiquette reste non nĂ©gociable, car certains chlores choc affichent des recommandations Ă  15 g/mÂł, voire moins.

Cas terrain : quand l’eau verte ressemble à une “infestation”

Dans une maison bordĂ©e d’arbres, une piscine peut accumuler pollen, feuilles et insectes, exactement comme un comble mal protĂ©gĂ© accumule poussiĂšres et sources de nourriture pour nuisibles. AprĂšs un Ă©pisode pluvieux, ces apports organiques nourrissent les algues et saturent la capacitĂ© de dĂ©sinfection. Si le bassin est trĂšs vert, un ajustement ponctuel vers 25 Ă  30 g/mÂł peut se justifier, Ă  condition de vĂ©rifier ensuite le chlore avant baignade et de prolonger la filtration.

Insight Ă  garder : le bon dosage n’est pas une intuition, c’est une mesure qui transforme une eau problĂ©matique en eau maĂźtrisĂ©e, sans sur-traiter.

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Calculer le volume exact de la piscine avant le chlore choc : méthodes simples selon la forme

Beaucoup d’échecs de traitement choc viennent d’un dĂ©tail banal : le volume rĂ©el n’est pas celui “annoncĂ©â€ ou “supposĂ©â€. Une diffĂ©rence de 4 ou 5 mÂł sur un bassin moyen change dĂ©jĂ  la dose de plusieurs centaines de grammes. En pratique, cette marge suffit Ă  sous-doser (eau qui reste trouble) ou Ă  surdoser (inconfort, odeur, usure accĂ©lĂ©rĂ©e). Comme en prĂ©vention des nuisibles, une petite approximation au dĂ©part peut gĂ©nĂ©rer une chaĂźne de problĂšmes ensuite. Le calcul du volume est donc la base, au mĂȘme titre qu’un diagnostic prĂ©cis avant toute intervention.

Piscine rectangulaire et fond incliné : la profondeur moyenne est la clé

Pour un bassin rectangulaire, la formule est directe : Longueur × largeur × profondeur moyenne. En prĂ©sence d’un fond inclinĂ©, la profondeur moyenne se calcule avec la moyenne entre la profondeur minimale et maximale : (Pmin + Pmax) Ă· 2. Ce calcul reste fiable pour l’écrasante majoritĂ© des piscines familiales.

Exemple typique : 8 m de long, 4 m de large, profondeur de 1,10 m Ă  1,90 m. La profondeur moyenne vaut 1,50 m. Le volume devient 8 × 4 × 1,5 = 48 mÂł. Le dosage standard de chlore choc s’en dĂ©duit : 48 × 0,02 = 0,96 kg. Le rĂ©sultat n’a rien de thĂ©orique : il guide l’achat, la prĂ©paration et le contrĂŽle, sans gaspillage.

Piscine ronde, ovale ou forme libre : Ă©viter le “à vue d’Ɠil”

Pour une piscine ronde, la formule repose sur le rayon : π × rayonÂČ Ă— profondeur moyenne (avec π ≈ 3,14). Sur une piscine ovale ou de forme libre, il est plus fiable de dĂ©composer en zones (un rectangle + un demi-cercle, par exemple) et d’additionner les volumes. Cela peut sembler fastidieux, mais c’est souvent plus rapide que de rattraper une eau instable pendant une semaine.

Quand le bassin est atypique, un bon rĂ©flexe consiste Ă  vĂ©rifier la documentation constructeur ou la facture d’installation. Si l’information manque, une mĂ©thode pragmatique consiste Ă  estimer par zones et Ă  rester conservateur sur les ajustements, tout en contrĂŽlant davantage le chlore libre aprĂšs traitement.

Tableau de dosage par volumes courants : un repÚre opérationnel

Une fois le volume calĂ©, le dosage devient mĂ©canique. Le tableau suivant sert de base pour du chlore choc en granulĂ©s au dosage standard 20 g/mÂł. Il peut ĂȘtre utilisĂ© comme repĂšre rapide, puis ajustĂ© si la notice indique un autre ratio.

Volume piscine (m³) Chlore choc granulé (g) Chlore choc (kg)
10 200 0,2
20 400 0,4
30 600 0,6
40 800 0,8
50 1000 1,0
75 1500 1,5
100 2000 2,0

Pour garder un environnement sain autour du bassin, l’entretien mĂ©canique compte autant que le calcul. Un aspirateur adaptĂ© limite les dĂ©pĂŽts organiques qui “mangent” le dĂ©sinfectant ; Ă  ce sujet, un point de repĂšre utile se trouve dans ce comparatif d’aspirateur laveur, transposable Ă  la logique de nettoyage des surfaces et des abords.

Insight Ă  garder : le volume exact n’est pas un dĂ©tail, c’est le verrou qui rend le dosage au mÂł reproductible et serein.

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Une fois le volume maĂźtrisĂ©, l’étape suivante consiste Ă  appliquer le traitement dans le bon ordre, pour ne pas neutraliser le chlore sur des saletĂ©s Ă©vitables.

Application du chlore choc : protocole prĂ©cis, pH, filtration et gestes qui Ă©vitent les “rechutes”

Un chlore choc bien dosĂ© peut Ă©chouer s’il est mal appliquĂ©. Le scĂ©nario classique : le produit est versĂ© dans une eau chargĂ©e de feuilles, la filtration tourne peu, et le pH est trop haut. Le chlore se consomme sur la pollution visible, se dĂ©grade au soleil, puis l’eau reste terne. La mĂ©thode la plus fiable ressemble Ă  un protocole d’assainissement : d’abord rĂ©duire la charge (nettoyage), ensuite optimiser les paramĂštres (pH), enfin diffuser le traitement (circulation).

PrĂ©paration : enlever la “nourriture” des algues avant de traiter

Avant l’ajout, un nettoyage mĂ©canique fait gagner du temps et de l’argent. Les dĂ©bris organiques consomment une partie du chlore, comme une mauvaise gestion des dĂ©chets attire les nuisibles. Les actions utiles sont simples : Ă©puisette pour les feuilles et insectes, brossage des parois et de la ligne d’eau, vidage des paniers de skimmer, aspiration du fond si des dĂ©pĂŽts sont visibles. Cette Ă©tape rĂ©duit la demande en dĂ©sinfectant et amĂ©liore la clartĂ© plus rapidement.

pH entre 7,2 et 7,4 : la condition non négociable

Le chlore agit diffĂ©remment selon l’aciditĂ©. Un pH trop Ă©levĂ© diminue fortement la part de chlore rĂ©ellement active, mĂȘme si la mesure “chlore total” semble correcte. Un pH trop bas rend l’eau agressive et inconfortable, et peut accĂ©lĂ©rer l’usure de certains composants. La fenĂȘtre la plus efficace pour un choc se situe entre 7,2 et 7,4. Ce rĂ©glage rend le traitement plus court, plus rĂ©gulier, et limite les surdosages compensatoires.

Ajout du produit : dispersion homogĂšne et filtration continue

Avec des granulĂ©s, la dilution dans un seau d’eau (en respectant la notice) limite les dĂ©pĂŽts localisĂ©s. Le versement progressif autour du bassin, idĂ©alement devant les buses de refoulement, amĂ©liore la rĂ©partition. Ensuite, la filtration doit tourner 12 Ă  24 heures sans interruption. Une application en fin de journĂ©e est souvent plus efficace, car les UV dĂ©gradent moins vite le chlore pendant la nuit.

La baignade ne se dĂ©cide pas Ă  l’horloge, mais au contrĂŽle : le chlore libre doit redescendre Ă  un niveau compatible avec le confort, souvent sous 3 mg/L, avec une zone plus agrĂ©able autour de 1 Ă  2 mg/L selon les habitudes. En cas d’abri ou de volet, une aĂ©ration mesurĂ©e aide Ă  Ă©viter une accumulation de vapeurs concentrĂ©es sous couverture.

Encadrés pratiques : éviter les erreurs fréquentes

Conseil : si l’eau est trouble aprĂšs 24 h, vĂ©rifier d’abord le filtre (contre-lavage, Ă©tat des cartouches) avant de rajouter du produit. Beaucoup de “sur-traitements” compensent en rĂ©alitĂ© une filtration inefficace.

Erreur frĂ©quente : verser le chlore choc au mĂȘme endroit, sans circulation, ce qui peut crĂ©er des zones sur-concentrĂ©es et marquer certains revĂȘtements.

À retenir : une eau claire se reconquiert par l’ordre des opĂ©rations, pas par l’empilement de produits.

Un dernier point de sĂ©curitĂ© domestique compte autour des piscines : les chutes. Les abords mouillĂ©s augmentent le risque d’accident, surtout quand le bassin reste fermĂ© pendant la phase de traitement. Pour caler des repĂšres de sĂ©curitĂ© dans l’habitat, ce guide sur les hauteurs de garde-corps rappelle des principes utiles pour limiter les risques dans les zones en hauteur ou proches d’escaliers et terrasses.

Insight Ă  garder : le chlore choc rĂ©ussit quand l’eau circule, quand le pH est juste, et quand la pollution visible a Ă©tĂ© retirĂ©e avant le traitement.

AprĂšs la mĂ©thode, reste une question dĂ©terminante : quel chlore choc choisir et comment ajuster la dose selon la formulation et l’exposition du bassin ?

Choisir le bon chlore choc et ajuster le dosage au m³ selon l’eau, l’exposition et l’usage

Le chiffre de 20 g/mÂł est un excellent repĂšre, mais il ne remplace pas le choix du bon produit. Les chlores choc ne se valent pas : certains sont stabilisĂ©s (protĂ©gĂ©s contre les UV), d’autres non (action plus rapide et plus “propre” en rĂ©sidus). Le format compte aussi : granulĂ©s, galets, liquide. Dans une maison avec un jardin trĂšs vĂ©gĂ©talisĂ©, une piscine reçoit davantage de polluants ; Ă  l’inverse, un bassin sous abri se comporte diffĂ©remment. L’ajustement consiste Ă  rester cohĂ©rent : mĂȘme objectif sanitaire, mais stratĂ©gie adaptĂ©e Ă  la rĂ©alitĂ© du lieu.

StabilisĂ© ou non stabilisĂ© : comprendre l’effet “cumul”

Un chlore choc stabilisĂ© contient un stabilisant (liĂ© Ă  l’acide cyanurique) qui protĂšge le chlore de la dĂ©gradation par le soleil. Cela aide en plein Ă©tĂ©, surtout en bassin exposĂ©. Le revers est l’accumulation : Ă  force, le stabilisant peut rĂ©duire l’efficacitĂ© du chlore et rendre les corrections plus difficiles. Dans ce cas, des renouvellements partiels d’eau sont parfois nĂ©cessaires pour revenir Ă  un Ă©quilibre acceptable.

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Le chlore choc non stabilisĂ© est souvent privilĂ©giĂ© pour les remises Ă  niveau ponctuelles : action rapide, disparition plus nette, moins de risque de “bloquer” l’eau avec du stabilisant en excĂšs. Il est particuliĂšrement pertinent quand le bassin est dĂ©jĂ  traitĂ© d’une autre façon (sel, brome) ou quand un suivi a montrĂ© un stabilisant dĂ©jĂ  Ă©levĂ©. Dans tous les cas, la notice donne le ratio exact ; le repĂšre 15 Ă  20 g/mÂł est frĂ©quent, mais la concentration varie selon les marques.

Adapter le dosage selon l’état de l’eau : du standard au renforcĂ©

La dose standard convient Ă  une eau lĂ©gĂšrement verte ou trouble, avec une pollution organique modĂ©rĂ©e. Si l’eau est franchement verte, que les parois glissent et que l’odeur est marquĂ©e, un renforcement Ă  25–30 g/mÂł peut se justifier. La condition est de contrĂŽler le pH, de prolonger la filtration, et de vĂ©rifier le retour Ă  un niveau de chlore compatible avant baignade. L’objectif n’est pas de “parfumer au chlore”, mais de restaurer une dĂ©sinfection fonctionnelle.

La frĂ©quentation joue aussi. Un week-end avec de nombreux baigneurs, crĂšme solaire et chaleur, ressemble Ă  une surcharge ponctuelle, comme un afflux de dĂ©chets dans un local technique. Dans ces moments, un choc prĂ©ventif lĂ©ger (ou un rattrapage rapide) peut Ă©viter le basculement. À l’inverse, une piscine peu utilisĂ©e mais trĂšs exposĂ©e aux feuilles aura plutĂŽt besoin d’un renforcement de l’entretien mĂ©canique et d’une bonne couverture, pour Ă©viter de traiter trop souvent.

Liquide, granulĂ©s, galets : rester fidĂšle au principe, adapter l’unitĂ©

Les granulĂ©s restent pratiques pour appliquer prĂ©cisĂ©ment un dosage au gramme. Le chlore liquide (dont certains usages proches de l’eau de Javel) permet aussi une mesure simple, mais en litres et selon le pourcentage de chlore actif. Les galets, eux, sont plus lents et moins adaptĂ©s au “choc” pur, sauf produits spĂ©cifiquement conçus pour cet usage. Le point commun ne change pas : le volume du bassin pilote tout, puis la concentration du produit impose l’ajustement.

Insight Ă  garder : un choix de chlore choc cohĂ©rent Ă©vite les corrections en cascade et stabilise durablement la qualitĂ© d’eau.

PrĂ©vention durable : limiter la pollution, rĂ©duire les “zones mortes” et sĂ©curiser la maison autour de la piscine

Un traitement choc rĂ©sout un Ă©pisode, mais la stabilitĂ© se gagne avec la prĂ©vention. Les algues se dĂ©veloppent quand la dĂ©sinfection est consommĂ©e trop vite et quand certaines zones du bassin reçoivent peu de circulation. Cela rappelle un principe connu en habitat sain : un problĂšme qui revient signale souvent une cause structurelle (humiditĂ©, dĂ©chets, dĂ©faut d’aĂ©ration). Pour la piscine, ces causes sont souvent simples : filtration insuffisante, couverture mal utilisĂ©e, vĂ©gĂ©tation trop proche, ou entretien mĂ©canique irrĂ©gulier.

Réduire la charge organique : le vrai levier qui diminue les chocs

La pollution organique (feuilles, insectes, poussiĂšres, pollen) est un carburant pour les algues et un “mangeur” de chlore. Une routine courte mais rĂ©guliĂšre change tout : Ă©puisette quotidienne en pĂ©riode de chute de feuilles, brossage hebdomadaire, nettoyage des skimmers, et aspiration du fond. Le but est d’empĂȘcher l’accumulation de dĂ©pĂŽts qui demandent ensuite des corrections chimiques plus fortes.

Dans les jardins trĂšs plantĂ©s, la coupe des branches surplombantes et l’éloignement des sources de feuilles au-dessus du plan d’eau diminuent les apports. Une couverture bien utilisĂ©e limite aussi la poussiĂšre et les insectes nocturnes. Ce sont des gestes “low-tech” qui rĂ©duisent le nombre de traitements choc sur une saison.

Traquer les zones Ă  risque : circulation, filtration, et points morts

Une eau peut ĂȘtre dĂ©sinfectĂ©e “en moyenne” mais rester problĂ©matique dans des recoins. Les marches, les angles, le fond dans certaines configurations, ou les zones loin des refoulements deviennent des endroits propices aux dĂ©pĂŽts. Un rĂ©glage des buses, un temps de filtration adaptĂ© Ă  la tempĂ©rature, et un nettoyage ciblĂ© de ces zones Ă©vitent que l’eau ne reparte au vert. Quand un filtre est encrassĂ©, il peut renvoyer une eau mal clarifiĂ©e ; un entretien conforme (contre-lavage, rinçage, nettoyage des cartouches) est alors prioritaire.

HygiÚne et sécurité : traiter comme une piÚce de la maison

Une piscine est un espace de vie. Les rĂšgles de manipulation des produits doivent ĂȘtre aussi strictes qu’au garage ou Ă  l’atelier : stockage au sec, emballage d’origine, hors de portĂ©e des enfants, pas de mĂ©lange entre produits. Les gants et lunettes ne sont pas un luxe, surtout lors de la dilution. Il faut aussi penser Ă  la sĂ©curitĂ© autour du bassin : sols glissants aprĂšs brossage, marches humides, circulation nocturne. Un environnement bien organisĂ© rĂ©duit les accidents domestiques et Ă©vite de “bricoler” le traitement dans la prĂ©cipitation.

Insight Ă  garder : la prĂ©vention n’empĂȘche pas seulement l’eau de verdir, elle rĂ©duit la dĂ©pendance au traitement choc et stabilise le confort au quotidien.

Quel est le dosage standard de chlore choc par mÂł pour une piscine familiale ?

Pour un rattrapage classique (eau trouble ou lĂ©gĂšrement verte), le repĂšre le plus utilisĂ© est d’environ 20 g de chlore choc par mÂł. Cela correspond Ă  la formule Volume (mÂł) × 0,02 = quantitĂ© en kg. En cas d’eau trĂšs verte, un ajustement ponctuel vers 25–30 g/mÂł peut se justifier, en contrĂŽlant ensuite le chlore avant baignade et en prolongeant la filtration.

Pourquoi faut-il ajuster le pH avant un traitement choc au chlore ?

Parce que l’efficacitĂ© du chlore dĂ©pend fortement du pH. Entre 7,2 et 7,4, la part de chlore rĂ©ellement active est optimale. Si le pH est trop Ă©levĂ©, le traitement perd en puissance mĂȘme si la quantitĂ© versĂ©e est correcte. Si le pH est trop bas, l’eau devient agressive et inconfortable, et certains Ă©quipements peuvent souffrir.

Combien de temps laisser la filtration aprĂšs un chlore choc ?

AprĂšs l’ajout, la filtration doit tourner en continu environ 12 Ă  24 heures pour homogĂ©nĂ©iser le traitement et aider Ă  clarifier l’eau. Ensuite, le retour Ă  une baignade confortable se dĂ©cide au test : attendre que le chlore libre redescende Ă  un niveau compatible (souvent sous 3 mg/L, avec un confort autour de 1 Ă  2 mg/L selon les pratiques).

Comment calculer le volume d’une piscine avec fond inclinĂ© pour doser au mÂł ?

Il faut utiliser la profondeur moyenne : (profondeur minimale + profondeur maximale) Ă· 2. Ensuite, multiplier Longueur × Largeur × Profondeur moyenne pour obtenir le volume en mÂł. Une fois le volume dĂ©terminĂ©, appliquer la rĂšgle de dosage (par exemple 20 g/mÂł en standard) ou la recommandation exacte de la notice du produit.

Chlore choc stabilisé ou non stabilisé : lequel choisir pour éviter les problÚmes récurrents ?

Le stabilisĂ© rĂ©siste mieux aux UV, utile en plein soleil, mais son stabilisant peut s’accumuler et compliquer les rĂ©glages Ă  long terme. Le non stabilisĂ© agit vite et limite les rĂ©sidus de stabilisant, souvent apprĂ©ciĂ© pour les rattrapages ponctuels ou si le stabilisant est dĂ©jĂ  Ă©levĂ©. Le choix dĂ©pend de l’exposition, du mode de traitement habituel et des mesures d’eau ; la notice reste la rĂ©fĂ©rence pour ajuster le dosage au mÂł.

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